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Anthony le Tallec, le grand espoir déchu

Lorsqu’à la fin du mois de septembre 2001, la France est sacrée championne du monde des U17, deux jeunes sortent du lot. Ils sont attaquants et forment le duo d’attaque des bleuets cet automne là. Ils ont pour nom, ANthony le Tallec et Florent Sinama-Pongolle. Formé au Havre, le premier va très vite débuter en professionnel. A son retour de Coupe du Monde, il offre la victoire à son club pour sa première titularisation en Ligue 2. La route semble tracée…

Le départ à Liverpool

Après une première saison encourageante ponctuée d’une montée en Ligue 1, Le Tallec enchaîne par la découverte de l’élite française. Si son équipe reste modeste malgré la présence de Souleymane Diawara, Pascal Chimbonda ou encore Pierre Ducrocq, le gamin arrive à disputer 30 matchs et inscrire 2 buts. Une belle perf’ pour un jeune de 18 en 2001. Alerté par le potentiel du duo Sinama-Pongolle-Le Tallec, Gérard Houillier décide de les faire signer à Liverpool. Dans un vestiaire composé de Steven Gerrard (encore jeunot), Kewell, Murphy, Heskey, Diouf, Hyppia, Dudek, le natif de Hennebont va avoir du mal à faire sa place. S’il arrive à jouer 13 matchs de Premier League, cette première saison à l’étranger reste un petit échec.

Saint-Etienne et… Liverpool

Afin qu’il puisse acquérir du temps de jeu, le nouveau coach Rafa Benitez l’envoie en Ligue 1 du coté de Saint-Etienne. Seul hic, sa relation avec le coach en place, Elie Baup, va sérieusement corser les affaires du jeune Anthony. Régulièrement écarté, il ne disputera que 7 matchs de Ligue 1 et 9 rencontres au total pour les Verts. Rappelé par Benitez, Le Tallec va terminer la saison en ne disputant que 4 matchs de Premier League. Cependant, cette année là Liverpool va faire une saison incroyable en … Champions League en remportant le trophée au terme d’un match exceptionnel. Si Le Tallec ne jouera pas cette finale mythique, il participera néanmoins à l’épopée des Reds en jouant notamment titulaire face à la Juventus en quart de finale où il délivrera même une passe décisive pour Luis Garcia lors de la victoire 2-1 de Liverpool.

Sunderland, Sochaux

L’année suivante, Benitez ne souhaite pas conserver Le Tallec chez le tout frais champion d’Europe. Obligé de partir à Sunderland, Anthony va faire une saison pleine avec un poste de titulaire. Buteur pour sa première titularisation face à Manchester City, il est mis en confiance par son coach Mick Mccarthy. Toutefois, l’effectif des Black Cats est trop pauvre en talent et logiquement Sunderland descend en fin de saison. Si sa saison correcte a attiré quelques clubs anglais, il choisit de rentrer en France, à Sochaux plus précisément. Fortement voulu par Alain Perrin, le joueur de désormais 22 ans va prendre beaucoup de plaisir aux cotés des Jérôme Leroy, Karim Ziani, Julien Quercia… Ca y est, le joueur va enfin pouvoir reprendre sa progression. Enfin…

La Ligue1 et …la Champions League

Plutôt que de tenter de rejoindre un Top Club français, Anthony Le Tallec opte pour…Le Mans ! Certes, le club est sur une pente ascendante. Oui, le jeu pratiqué est offensif et alléchant. Cependant, comme top club on a connu mieux… En 3 saisons passés dans le club sarthois, il a réussi à jouer 106 matchs en marquant 22 buts et donné 13 passes décisives. Plus que correct. L’heure est donc arrivée pour faire le saut vers le grand club, jouer la Coupe d’Europe… Mais encore une fois, le choix définitif va laisser sans voix. Car en signant à Auxerre, l’ex de Liverpool va retrouver la fameuse musique de la Champions League mais pour y faire quoi ? En tombant dans le groupe du Real Madrid, de l’AC Milan et de l’Ajax Amsterdam, le miracle avait peu de chance de se produire. Pire, l’AJ Auxerre va descendre 18 mois plus tard… Un choix complètement raté…

Valenciennes et la galère

Afin de ne pas se retrouver dans la division qui l’a lancé, Anthony va partir du bourbier auxerrois pour rentrer dans le Nord à Valenciennes. Réputé pour jouer un football offensif, VA croit en Le Tallec pour se stabiliser en Ligue 1. Si la première année est plutôt correcte, la seconde se ponctue par une nouvelle descente. Pris à partie par certains supporters du club nordiste, il n’a encore une fois pas d’autre choix que de partir. Sauf qu’à cette période de sa carrière, les clubs ne se bousculent pas. Pire, en France personne ne se manifeste concrètement. Forcément, le départ pour l’étranger semble inéluctable pour un joueur qui cumule trois descentes en Ligue 2 en 12 ans de carrière…

La Grèce et maintenant…la Roumanie

En signant à l’été 2015 à Atromitos en Super League grecque, Le Tallec n’atterrit pas dans le plus sombre des clubs de Grèce. Qualifié pour les barrages d’Europa League, le club a terminé à la 6ème place du dernier championnat. Titulaire à la pointe de l’attaque, il est le choix numéro 1 du coach local. Auteur de 7 buts en 27 matchs pour sa première saison, il rempile une seconde saison aussi correcte que la précédente agrémentée d’une demi-finale de Coupe de Grèce. Bilan définitif sous le maillot grec d’Atromitos : 68 matchs, 14 buts et 5 passes décisives. A 33 ans, le joueur voulait connaître un autre défi à relever. Contacté par le club roumain de l’Astra Giurgiu, Le Tallec n’a pas résisté à l’appel de la Coupe d’Europe car le club était qualifié pour les barrages de l’Europa League. Mais comme d’habitude chez Le Tallec, tout ne passe pas pour le mieux. Éliminé par le club ukrainien d’Oleksandria, l’Astra Giurgiu n’a plus que le championnat roumain pour se consoler. Assez pour convaincre un joueur qui a tout de même disputé 478 matchs en pro et inscrit 87 buts en 15 ans de carrière, d’arrêter définitivement ? Avec Le Tallec, rien n’est écrit à l’avance comme il l’a récemment confié

Pour les amateurs du joueur, rien de mieux qu’une compilation de ses meilleurs moments

 

 

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