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Genesio, la plaisanterie doit cesser

Entraîneur depuis bientôt deux années, Bruno Genesio connaît une nouvelle période de turbulences en ce début de saison. Si le bilan comptable après sept journées n’est pas si médiocre que cela, il fait suite à une saison décevante achevée à la quatrième place de Ligue 1. Malgré le soutien présidentiel, sa place semble en danger au regard des dernières performances de l’équipe. Si les chiffres peuvent avoir plusieurs significations, ils ne mentent jamais. Samedi dernier, lors du match nul à domicile face à Dijon 3-3, Bruno Genesio a coaché l’OL pour la 87ème fois de sa carrière. Avec 45 victoires, 15 nuls et 27 défaites, le bilan est médiocre. Car le matériel mis à disposition du lyonnais de naissance a été souvent de qualité. Outre ces résultats, aucun trophée n’est venu garnir l’armoire du club et surtout plusieurs sujets sensibles ont vu le jour. La qualité de jeu, le système tactique, le coaching en particulier…

Un tâtonnement tactique

Il suffit de regarder un match de Lyon pour comprendre le mal dont souffre l’équipe première. En plus de 80 rencontres, pas moins de 8 systèmes de jeu ont été expérimenté. Du 4-3-3 au 3-5-2 en passant par le 4-4-2 ou même le 4-1-4-1, tout y est passé. Si on a coutume de dire qu’il faut qu’un entraîneur possède toujours un plan B, avec Genesio on est déjà à la recherche du plan A. Cette situation ne serait pas un problème si Genesio était le coach d’une équipe moyenne de Ligue 1. Sauf qu’on parle ici de Lyon, de podium, de Champions League… Outre certains choix tactiques douteux, le choix des hommes et la gestion individuelle sont également pointés du doigt. L’exemple N’Koulou en est le meilleur exemple. Arrivé comme le Messie défensif tant attendu, le Camerounais est passé en une saison de titulaire indiscutable à cinquième choix derrière Morel, Diakhaby, l’immense Mapou Yanga M’Biwa et Mammana pour terminer la saison comme titulaire. Allez comprendre…

Une qualité de jeu médiocre

Sans cohérence tactique, point de salut. Cet adage s’applique parfaitement au cas de Bruno Genesio. Pour espérer voir du beau jeu, il faut de la cohérence dans le choix tactique et humain. En se reposant sur certains « cadres » (tous formés au club) comme Umtiti la première saison, Tolisso et Lacazette l’an dernier et Fekir cette année, Genesio a envoyé le signal fort d’un entraîneur proche de son groupe. Incapable de coups de gueule, il prône un management paternaliste qui montre ses limites à chaque match. Si en interne tout le vestiaire est derrière son coach, il parait évident que Genesio n’est pas de taille pour coacher l’OL. Même la demi-finale d’Europa League ne fera pas oublier aux supporters lyonnais comment cela fut pénible pour y parvenir avec un fonds de jeu proche du néant et des qualifications étriquées.

Des résultats indignes

Il est loin le temps où Claude Puel se faisait licencier pour une saison sans participation en Champions League au bout. On ne parle même pas d’Alain Perrin licencié après le doublé Coupe-Championnat… Désormais qualifier Lyon 1 fois en 3 ans suffit au bonheur de son président. Entre les déclarations d’amour faites par ce dernier sur le travail (sic) du coach du club et les confirmations à chaque contre performance de l’OL, personne ne peut plus nier l’évidence, Bruno Genesio bénéficie d’une immunité assez hallucinante. La quatrième place des lyonnais à 20 poins de l’OGC Nice ? Un coup de malchance. Faire match nul à Limassol ? Une belle performance car l’équipe n’a pas perdu dans un contexte chaud et compliqué. On se poserait presque la question de son maintien même si Lyon se faisait taper par Carcassone en 32èmes de finale de Coupe de France. C’est dire l’ampleur des dégâts…

Actuellement septièmes de Ligue 1 avec déjà 3 points de retard sur le podium, l’OL file de nouveau vers une saison sans certitudes et sans fond de jeu défini. Si le président semble acquiescer, le public gronde depuis plusieurs mois en réclamant un « Genesio Demission ». A croire qu’à l’OL, il n’y a que le président qui ne voit pas le problème. Embetant lorsqu’on dit publiquement être un club performant et modèle et innovant. A moins que l’innovation consiste à garder un coach dépassé et médiocre…

 

 

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